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ÉvÈnement

CLAP ITALIE

du 8 AU 16 octobre 
Cinéma les 4 Nemours

CLAP ITALIE

programme

Toutes les projections ont lieu en VOST français

Ce nouveau moment autour du cinéma italien exprime la ténacité des très nombreux cinéphiles qui espèrent une refondation durable et ambitieuse de ce qui demeure, dans la mémoire de tous, le "cinéma italien d'Annecy" et du territoire haut-savoyard. Il ne s'agit pas seulement de nostalgie, ce sentiment de manque vécu comme une impossibilité de ne plus revivre ce qu'on a partagé, découvert, aimé. Il s'agit de faire savoir que rien n'est irrévocable. La mémoire des cinéphiles est là pour dire et agir. Avoir eu lieu pendant quarante ans ? Ce ne serait rien ? Notre éclatant succès de novembre 2025 fait de ce deuxième CLAP ITALIE un signal légitime pour que nous prenions part au renouveau. Paolo Lipari, documentariste italien, primé naguère à Annecy Cinéma Italien, y est invité pour témoigner de la vitalité courageuse de la production italienne, juste à côté de chez nous.

Il Maestro

d’Andrea di Stefano

Jeudi 8 octobre - 19h

Le sujet du film n’est évidemment pas le tennis, même pas la pousse d’une graine de champion. Un peu la relation fils-père, dépendance et exigence. Un peu plus encore, la fusion entre un gamin et son entraîneur.

Mais au cœur du film réside la nostalgie d’une Italie perdue. Celle de l’âge des années 80, incarnée par Pierfrancesco Favino, séducteur inlassable, champion cabossé, maestro raté.

Hitchcock Island

de Paolo Lipari

Piano piano (1998, CM), Sera dell’ultima (2004, CM)

vendredi 9 octobre - 19h

Paolo Lipari est un cinéaste qui a tracé un chemin d’éminent universitaire, de militant cinéphile fondateur entre autres du festival de Côme et d’une école de cinéma-vidéo « DREAMERS », de découvreur de talents et de nouvelles formes. Ses courts métrages ont été vus et primés à Annecy Cinéma Italien 2000 et 2004.

Il est l’invité de Clap Italie 2026 : une rencontre à ne pas manquer !

Hitchcock  Island  enquête  sur  la  relation  d'amour

particulière entre un géant du cinéma et un coin de terre, grand comme un mouchoir de poche, l'île Comacina (seule île sur le lac de Côme). Hitchcock y a nourri le projet de son chef d’œuvre jamais réalisé. Inattendu.

Testa e Croce

d’Alessio Rigo de Righi
et Matteo Zoppis

samedi 10 octobre - 19h

Le film est découpé en chapitres comme un roman populaire à quatre sous. Il est tourné en pellicule (Super 16, 35mm) pour faire réaliste et en numérique. Il a les couleurs des westerns technicolor. Il a tout d’une parodie de western à la Sergio Corbucci. Buffalo Bill est en Italie pour son spectacle. Le voilà qui se lance à la poursuite d’une femme, enfuie avec son amoureux, Buttero, après qu’elle a occis son mari. L’Italie devient le Far West américain. Fou.

La valle dei sorrisi

de Paolo Strippoli

dimanche 11 octobre - 16h30

Un nouvel auteur de film de genre est-il né ? La Mostra en est certaine, elle a sélectionné ses deux derniers films. Les pouvoirs guérisseurs d’un très jeune ado, ange dans un village montagnard, autorisent toutes les croyances. Le père exploite ses dons, un autre homme survient le moral à zéro et voilà que l’ange le sauve et devient satanique. Tous les thèmes de la folk horror, harcèlement compris, sont alors orchestrés intensément.

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​Le film est interdit au moins de 16 ans.

Cinque secondi

de Paolo Virzì

lundi 12 octobre - 16h30

Au romanesque, il faut des coups de théâtre. Ils ne manquent pas, et imposent du mystère, des retours en arrière, des confrontations. Qu’a bien pu faire ce misanthrope enfermé dans la solitude mortifère d’une demeure toscane en ruine ? Comment imaginer cohabiter avec ces hippies qui l’investissent ? La direction d’acteurs est brillante : Valerio Mastandrea buté, Galatea Bellugi craquante, Valeria Bruni-Tedeschi souveraine comme une promesse d’un retour à la vie.

Francesca e Giovanni - Una storia d’amore e di mafia

La tragédie du juge Falcone et de son épouse en mai 92 a donné naissance à de multiples fictions. Ce film est une gageure, indiquée par son sous-titre. Il transgresse le récit sociopolitique. Il laisse la place à une histoire d’amour, qui ne se confond pas avec le travail du couple de procureurs. L’esprit de sérieux interdit pareil mélange, d’autant que la mariée (Ester Pantona) est trop belle. Pourquoi ?

C’est réussi.

de Simona Izzo et Ricky Tognazzi

mardi 13 octobre - 19h

La ragazza con la valigia (1961)

de Valerio Zurlini

mercredi 13 octobre - 19h

Un nouvel auteur de film de genre est-il né ? La Mostra en est certaine, elle a sélectionné ses deux derniers films. Les pouvoirs guérisseurs d’un très jeune ado, ange dans un village montagnard, autorisent toutes les croyances. Le père exploite ses dons, un autre homme survient le moral à zéro et voilà que l’ange le sauve et devient satanique. Tous les thèmes de la folk horror, harcèlement compris, sont alors orchestrés intensément.

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​Le film est interdit au moins de 16 ans.

Criature

de Cécile Allegra

jeudi 15 octobre - 19h

Dans Naples que la Camorra gangrène, un prof devenu éducateur de rue, entreprend de détourner les jeunes de la délinquance en leur enseignant l’art du cirque.

La réalisatrice, journaliste, avait obtenu en 2015 le prix Albert Londres. Le récit est mis en scène et prend force dans la familiarité émouvante qu’il établit entre le spectateur et ses protagonistes, refusant de faire la leçon, imposant la distance avec une histoire de mafia.

L'ultima notte
di amore

d’Andrea di Stefano

venredi 16 octobre - 19h

Voici un polar hitchcockien. D’abord, le cadre. Milan, la nuit, une seule nuit, entière. Ensuite, un traquenard. Il ne faut qu’un petit basculement pour qu’un flic exemplaire suive la voie de ceux qu’il a toujours traqués. Enfin, un suspense métaphysique : les gens honnêtes peuvent-ils s’oublier dans un double qui les projette malgré eux hors d’eux-mêmes, comme dans un cauchemar ? Le spectateur tient là une nuit sans sommeil.

Cinéma les 4 Nemours

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